Sur 52 postulants désireux de coacher le Club Industriel de Kamsar, un nom a retenu l’attention des dirigeants qui ont finalement jeté leur dévolu sur le très expérimenté technicien burkinabé de 61 ans. Pour le secrétaire général du Club Industriel de Kamsar, cette nouvelle signature est bien plus qu’un simple accord entre les deux parties.
« Ce contrat qu’il signe aujourd’hui n’est pas juste un accord entre un coach et un club, c’est aussi un engagement avec le football guinéen. Il va jouer au moins 26 matchs, et ce sera autant d’occasions d’échanger avec les techniciens locaux. Il vient avec son expérience, mais aussi pour apprendre. C’est un homme curieux, ambitieux, passionné par l’excellence », a déclaré Oumar N’Diaye.
Pour sa part, le président du club René Julien Bangoura a dévoilé les coulisses du choix porté sur Kamou Malo.
« Ça a été une longue histoire, tout s’est décidé au siège, lors d’une soirée où on étudiait les différents CV reçus. À la dernière minute, on a reçu celui de monsieur Malo. En voyant son parcours, son expérience avec la sélection burkinabè et sa demi-finale dans une compétition africaine, on s’est dit : pourquoi ne pas miser sur lui ? Pour être champion, il faut des champions dans la famille.
On avait aussi un profil camerounais, mais après discussion à huis clos, on a préféré faire confiance à monsieur Malo. On a échangé longuement avec lui au téléphone, il était très heureux et motivé. Il nous a promis de belles choses et une belle histoire à écrire ensemble. »
Très ému, le nouveau coach du CI Kamsar a évoqué son lien ancien avec la Guinée, nourri dès son enfance par le football guinéen et notamment le grand Hafia 77. Il se dit touché par l’accueil reçu à son arrivée, symbolisé par une pluie qu’il voit comme un signe de bienvenue.
Il insiste sur le fait qu’il n’est pas venu par hasard : « Je ne suis pas là pour donner des leçons, mais pour apprendre. » Convaincu par le projet du club, il affirme vouloir « écrire son histoire avec le CIK », qu’il qualifie de « mariage de raison et de cœur ».
Se décrivant comme un « soldat d’Afrique », Kamou Malo appelle à l’accompagnement de la presse et des supporters : « La critique n’est pas mauvaise, elle aide à se construire. » Il conclut : « Je ne suis pas venu pour faire du tourisme, je veux qu’on soit champions. »
Le technicien burkinabé a paraphé un contrat d’une saison, plus une en option. Avec cet entraîneur, les ambitions du Club Industriel de Kamsar sont claires : terminer champion de Guinée la saison à venir, mais surtout signer son retour dans les compétitions interclubs africaines.



